Stuttgart 11 Avril
1870
Copie v Ferdinands Brief Uiber
Gründung von Salgado
A. S. - Die Gründung dieser Pflzg war eine Riesenarbeit. Zuerst 3 Monate im Urwald durch Sumpf und Dickicht einen Reitweg bahnen. Alle hatten Fieber, ausser Ferdinand. Sein Lieblingsschwager starb. - dann roden, auch im Fieber so dass manchen ab das Unkraut raschen nachwachs, als 50 Mann weg rodchen
Endlich fand sich eine Laus. Zeichen dass die Sumpf mias nun gebändigt. Das Fieber hörte auf. - Für den Strassenbau versprach die Regierung Subvention. Gab aber nichts.
A. S. - Die Gründung dieser Pflzg war eine Riesenarbeit. Zuerst 3 Monate im Urwald durch Sumpf und Dickicht einen Reitweg bahnen. Alle hatten Fieber, ausser Ferdinand. Sein Lieblingsschwager starb. - dann roden, auch im Fieber so dass manchen ab das Unkraut raschen nachwachs, als 50 Mann weg rodchen
Endlich fand sich eine Laus. Zeichen dass die Sumpf mias nun gebändigt. Das Fieber hörte auf. - Für den Strassenbau versprach die Regierung Subvention. Gab aber nichts.
Cher oncle.
Je viens de recevoir une lettre de papa aussi
je veux m’empresser de vous en comuniquer tous les détails qui peuvent vous
intéresser. Voici ce que papa dit:
Le gouvernement a déjà envoyé deus gouverneurs
ingénieurs exeminer mes travaux du Salgado, qui tous les deux ont fait des rapports brillants; en
attendant il n’y a pas encore la moindre apparence de lui voir desserrer les
cordons de la bourse.
Je suis heureusement délivré d’une grande inquiétude
par rapport à mon nouvel établissement du Salgado.
Les indiens sauvages que j’ai expulsés de leurs
contonnements favoris les régions giboyeuses et poissonneuses du Salgado et
dont je redoutais toujours les hostilités, sont maintenant mes bons amis. J’étais parti la vielle de Noël afin de passer
la semaine en famille à la Victoria, ne laissant au Salgado qu’une garnison de
six hommes nègres. Je n’étais que depuis trois jours à la Victoria lorsqu’un de
ces nègres arriva avec la nouvelle que les Indiens avaient fait invasion au
Salgado le jour de Noël qu’ils étaient quelques cinquante, qu’ils voulaient absolument me voir ; mais qu’ils
ne montraient aucune intention hostile, se bornant à tuer mes porcs et mes
poules à coups de flèche et a dévorer les courges le manioc et le maïs planté.
Je partis immédiatement. Par malheur un violent orage éclata pendant la nuit qui inonda toute la contrée fit déborder les rivières et enleva les ponts. Il fallut renvoyer les chevaux et continuer à pied à travers les forêts. Moi, avec mes pauvres jambes rheumatiques, vous pouvez-vous figurer ce que j’ai souffert. Enfin après trois jours d’efforts inouis j’arrivais à Salgado.
Je partis immédiatement. Par malheur un violent orage éclata pendant la nuit qui inonda toute la contrée fit déborder les rivières et enleva les ponts. Il fallut renvoyer les chevaux et continuer à pied à travers les forêts. Moi, avec mes pauvres jambes rheumatiques, vous pouvez-vous figurer ce que j’ai souffert. Enfin après trois jours d’efforts inouis j’arrivais à Salgado.
Les Indiens qui ne restent jamais longtemps à
la même place, étaient déjà partis pour les cascades du Rio Pardo.
Immédiatement je me mis sur leur trace et après deux jours de marche forcée je
joignis leur arrière garde, composée du chef (le seul qui parlât quelques mots
Portugais des vieillards des deux sexes et des enfants.
On dépêcha un exprès qui revint avec une
trentaine de jeunes gens et nous prîmes de nouveau la route du Salgado. Mon
intention était de leur faire un village a une demi lieue de mon établissement
de les employer à défricher la forêt et à me montrer les places où l’Ipecacuanha
se trouve en abondance, et qui sait peut-être même à me montrer des gisements
d’or. Mais je m’aperçus de suite que ces gens n’étaient bon à rien du tout. Le
moindre travail quelque léger qu’il soit leur répugne
Ils ne veulent que manger et dormir. Pâles
puants, couverts de poux, tout nus, ils grouillent les uns sur les autres et ne
se remuent que pour enfourner des aliments jusqu’à ce qu’ils soient remplis au
point de ne plus pouvoir bourrer une seule bouchée de plus ; alors ils se
couchent dorment et quand la digestion est où moitié fait ils se bourrent d’une
nouvelle couche d’alliments par-dessus l’autre. Et ainsi de suite.
Les nègres n’ont pas l’air d’avoir la moindre
affection pur leurs enfants. Les vieillards des deux sexes servent de bête de
somme. Avec cela ils sont tous anémiques, pâles, enflés. Leurs grosses têtes et
leur énorme ventre auquel se balancent quatre membres grêles et fluets, les
fait ressembler à des crapauds marchant sur leurs jambes de dernière. Il est
triste de voir l’espèce humaine arrivée à ce degré de bestialité
Aussi je crois que dans un siècle on ne
rencontrera plus guère de ces indiens ; ils meurent en masse. Pendant les
six jours que j’ai été avec eux il est mort une vieille femme et un
enfant ; et il y en avait une douzaine que ne m’avaient pas l’air de
vouloir les sur vivre de longtemps.
Après avoir gorgé de vivres mes nouvelles
connaissances et leur avoir dit que lors qu’ils auraient faim ou besoin de
médicaments ils pouraient venir ici tant et quand ils voudraient; je les si
congédiés le plus diplomatiquement possible vu qu’il serait très-dangereux pour
moi de m’en faire des ennemis. Depuis ce temps il en est déjà venu faire une
visite de bons voisins.
Me voici donc délivré d’une grande inquétude,
vu que chaque fois que je quittais le Salgado en n’y laissant qu’une faible
garnison je craignais quelque attaque des Indiens qui venaient jusqu’à 100 pas
de distance des habitations pour nous épier, et qui suivaient la trace de mes
convois de bêtes de somme tant en montant qu’en descendant. J’avais d’autant
plus de motif de les craindre que n’ayant jusqu’aprésent fait le moindre mal à
qui que ce soit, l’année dernière ils ont tué 4 et blessé plusieurs personnes
aux environs, incendiant en même temps les maisons et dévastant les pantations.
Heureusement qu’ils paraissent tenir à l’amitié du Grand Chef du Salgado, comme ils
m’appellent.
J’ai eu le malheur de perdre le jeune homme qui
était chez moi comme Feitor et dont je vous disais être satisfait sous tous les
rapports.Voulant montrer sa force en roulant un énorme bloc de bois et croyant
sans doute les bois du Brésil ne sont pas plus lourds que du sapin il fit un
effort tel qu’il se rompit un des grands vaisseaux sanguins du thorax, peu de
jours après il était mort et fut inaugurer le cimetière du Salgado. Et me voici
de nouveau seul. Il faut avouer que je n’ai pas de chance pour ce qui concerne
mes employés.
Le fièvre de Salgado
ont enfin cessé tout le monde s’y porte bien.
Je ne vous envoie pas la lettre parceque celle
où j’ai copié cela appartient à Mr. Barrelet et je dois la lui renvoyer un de
ces jours afin qu’il y réponde.
Je me porte bien et m’ennuie encore un
peu ; je veux prendre des leçons de flûte mais je ne sais quel prix mettre
pour mon instrument il y a une nouvelle espèce de flûte mais une coûte 400
francs elles sont en argent et c’est ce qu’il me faudrait pour le Brésil car le
son ne change pas et avec eles on apprend beaucoup plus vite qu’avec les
autres; mais le prix est si énorme que je nonce à cette espèce mais,
j’achèterai un flûte ordinaire.
Adieu cher oncle embrasse tante Alexandrine et
Berti que j’espère voir cett été ton tout dévoué neveu
Ferdinand de Steiger








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