Donnerstag, 18. Juni 2015

11/04/1870 (Fernando - Albert)

Stuttgart 11 Avril 1870

Copie v Ferdinands Brief Uiber Gründung von Salgado

A. S. - Die Gründung dieser Pflzg war eine Riesenarbeit. Zuerst 3 Monate im Urwald durch Sumpf und Dickicht einen Reitweg bahnen. Alle hatten Fieber, ausser Ferdinand. Sein Lieblingsschwager starb. - dann roden, auch im Fieber so dass manchen ab das Unkraut raschen nachwachs, als 50 Mann weg rodchen


Endlich fand sich eine Laus. Zeichen dass die Sumpf mias nun gebändigt. Das Fieber hörte auf. - Für den Strassenbau versprach die Regierung Subvention. Gab aber nichts.


Cher oncle.

Je viens de recevoir une lettre de papa aussi je veux m’empresser de vous en comuniquer tous les détails qui peuvent vous intéresser. Voici ce que papa dit:

Le gouvernement a déjà envoyé deus gouverneurs ingénieurs exeminer mes travaux du Salgado, qui tous les deux ont fait des rapports brillants; en attendant il n’y a pas encore la moindre apparence de lui voir desserrer les cordons de la bourse.

Je suis heureusement délivré d’une grande inquiétude par rapport à mon nouvel établissement du Salgado.

Les indiens sauvages que j’ai expulsés de leurs contonnements favoris les régions giboyeuses et poissonneuses du Salgado et dont je redoutais toujours les hostilités, sont maintenant mes bons amis. J’étais parti la vielle de Noël afin de passer la semaine en famille à la Victoria, ne laissant au Salgado qu’une garnison de six hommes nègres. Je n’étais que depuis trois jours à la Victoria lorsqu’un de ces nègres arriva avec la nouvelle que les Indiens avaient fait invasion au Salgado le jour de Noël qu’ils étaient quelques cinquante, qu’ils voulaient absolument me voir ; mais qu’ils ne montraient aucune intention hostile, se bornant à tuer mes porcs et mes poules à coups de flèche et a dévorer les courges le manioc et le maïs planté. 

Je partis immédiatement. Par malheur un violent orage éclata pendant la nuit qui inonda toute la contrée fit déborder les rivières et enleva les ponts. Il fallut renvoyer les chevaux et continuer à pied à travers les forêts. Moi, avec mes pauvres jambes rheumatiques, vous pouvez-vous figurer ce que j’ai souffert. Enfin après trois jours d’efforts inouis j’arrivais à Salgado.

Les Indiens qui ne restent jamais longtemps à la même place, étaient déjà partis pour les cascades du Rio Pardo. Immédiatement je me mis sur leur trace et après deux jours de marche forcée je joignis leur arrière garde, composée du chef (le seul qui parlât quelques mots Portugais des vieillards des deux sexes et des enfants.

On dépêcha un exprès qui revint avec une trentaine de jeunes gens et nous prîmes de nouveau la route du Salgado. Mon intention était de leur faire un village a une demi lieue de mon établissement de les employer à défricher la forêt et à me montrer les places où l’Ipecacuanha se trouve en abondance, et qui sait peut-être même à me montrer des gisements d’or. Mais je m’aperçus de suite que ces gens n’étaient bon à rien du tout. Le moindre travail quelque léger qu’il soit leur répugne

Ils ne veulent que manger et dormir. Pâles puants, couverts de poux, tout nus, ils grouillent les uns sur les autres et ne se remuent que pour enfourner des aliments jusqu’à ce qu’ils soient remplis au point de ne plus pouvoir bourrer une seule bouchée de plus ; alors ils se couchent dorment et quand la digestion est où moitié fait ils se bourrent d’une nouvelle couche d’alliments par-dessus l’autre. Et ainsi de suite.

Les nègres n’ont pas l’air d’avoir la moindre affection pur leurs enfants. Les vieillards des deux sexes servent de bête de somme. Avec cela ils sont tous anémiques, pâles, enflés. Leurs grosses têtes et leur énorme ventre auquel se balancent quatre membres grêles et fluets, les fait ressembler à des crapauds marchant sur leurs jambes de dernière. Il est triste de voir l’espèce humaine arrivée à ce degré de bestialité

Aussi je crois que dans un siècle on ne rencontrera plus guère de ces indiens ; ils meurent en masse. Pendant les six jours que j’ai été avec eux il est mort une vieille femme et un enfant ; et il y en avait une douzaine que ne m’avaient pas l’air de vouloir les sur vivre de longtemps.

Après avoir gorgé de vivres mes nouvelles connaissances et leur avoir dit que lors qu’ils auraient faim ou besoin de médicaments ils pouraient venir ici tant et quand ils voudraient; je les si congédiés le plus diplomatiquement possible vu qu’il serait très-dangereux pour moi de m’en faire des ennemis. Depuis ce temps il en est déjà venu faire une visite de bons voisins.

Me voici donc délivré d’une grande inquétude, vu que chaque fois que je quittais le Salgado en n’y laissant qu’une faible garnison je craignais quelque attaque des Indiens qui venaient jusqu’à 100 pas de distance des habitations pour nous épier, et qui suivaient la trace de mes convois de bêtes de somme tant en montant qu’en descendant. J’avais d’autant plus de motif de les craindre que n’ayant jusqu’aprésent fait le moindre mal à qui que ce soit, l’année dernière ils ont tué 4 et blessé plusieurs personnes aux environs, incendiant en même temps les maisons et dévastant les pantations. Heureusement qu’ils paraissent tenir à l’amitié  du Grand Chef du Salgado, comme ils m’appellent.

J’ai eu le malheur de perdre le jeune homme qui était chez moi comme Feitor et dont je vous disais être satisfait sous tous les rapports.Voulant montrer sa force en roulant un énorme bloc de bois et croyant sans doute les bois du Brésil ne sont pas plus lourds que du sapin il fit un effort tel qu’il se rompit un des grands vaisseaux sanguins du thorax, peu de jours après il était mort et fut inaugurer le cimetière du Salgado. Et me voici de nouveau seul. Il faut avouer que je n’ai pas de chance pour ce qui concerne mes employés.  

Le fièvre de Salgado ont enfin cessé tout le monde s’y porte bien.

Je ne vous envoie pas la lettre parceque celle où j’ai copié cela appartient à Mr. Barrelet et je dois la lui renvoyer un de ces jours afin qu’il y réponde.

Je me porte bien et m’ennuie encore un peu ; je veux prendre des leçons de flûte mais je ne sais quel prix mettre pour mon instrument il y a une nouvelle espèce de flûte mais une coûte 400 francs elles sont en argent et c’est ce qu’il me faudrait pour le Brésil car le son ne change pas et avec eles on apprend beaucoup plus vite qu’avec les autres; mais le prix est si énorme que je nonce à cette espèce mais, j’achèterai un flûte ordinaire.

Adieu cher oncle embrasse tante Alexandrine et Berti que j’espère voir cett été ton tout dévoué neveu

Ferdinand de Steiger


 

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